Le temps des Fêtes est souvent associé aux grands repas, aux traditions culinaires et à une routine alimentaire complètement chamboulée. Entre les invitations familiales, les classiques gourmands et la pression associée à l’apparence, il est facile de tomber dans des comportements qui nuisent au plaisir de manger et à l’équilibre. Voici les erreurs à éviter pour vivre un temps des Fêtes plus serein, équilibré et respectueux de votre corps.
1. Arriver aux soupers familiaux le ventre vide
Beaucoup de personnes réduisent leur alimentation avant un grand repas pour « économiser des calories ». En réalité, arriver affamé augmente les risques d’excès alimentaires, car on mange plus vite et l’on perçoit moins bien ses signaux de satiété.
Conseil pratique
Mangez normalement le reste de la journée et prévoyez une collation rassasiante 1 à 2 heures avant le repas (yogourt grec, noix, fruit et fromage, etc.). Un appétit stable mène à des choix plus conscients… et à plus de plaisir.
2. Commenter l’apparence ou le poids des autres
Même lorsque l’intention est positive, les commentaires sur le poids, la silhouette ou l’apparence peuvent être blessants.
Un compliment du type « Tu as maigri, bravo ! » peut laisser entendre que la personne « valait moins » avant.
La relation au corps et à l’alimentation est personnelle, sensible et unique. Pendant le temps des Fêtes, l’ambiance est d’autant plus agréable lorsque chacun peut être soi-même sans jugement.
3. S’interdire les aliments qu’on aime vraiment
Les aliments festifs – bûche de Noël, tourtière, canneberges, biscuits décorés – ne sont souvent disponibles qu’une fois par an. S’en priver crée de la frustration et peut mener à des compulsions alimentaires plus tard.
Principe clé
Mieux vaut manger une petite portion d’un aliment que l’on aime réellement, puis s’arrêter lorsque la satisfaction est atteinte, plutôt que d’y penser pendant des jours pour finalement en manger trop.
4. Se forcer à manger « par tradition »
L’inverse est tout aussi vrai : si un aliment festif ne vous plaît pas, rien n’oblige à le consommer « pour faire plaisir ».
L’écoute des signaux internes reste l’outil le plus fiable pour un rapport apaisé à la nourriture.
Et bonne nouvelle : rien n’empêche de refaire des biscuits pain d’épice… en mars.
5. Tomber dans le piège du “tout ou rien”
« De toute façon je mange déjà mal cette semaine, autant continuer jusqu’au Nouvel An. »
Cette logique est fréquente et pourtant contre-productive. Elle place les repas dans une opposition rigide : parfaits ou catastrophiques.
Se rappeler que chaque repas est une occasion distincte permet de maintenir des habitudes flexibles, réalistes et respectueuses de vos besoins, sans punition ni restriction extrême.
6. Voir le temps des Fêtes comme une période incontrôlable
Au final, le temps des Fêtes représente souvent 4 à 5 repas spéciaux sur deux semaines, soit environ 12 % des repas de la période.
Cela signifie que 88 % des occasions restantes permettent de maintenir des habitudes satisfaisantes, sans viser la perfection.
Remettre les choses en perspective diminue la pression et permet de savourer les repas festifs pour ce qu’ils sont : des moments exceptionnels, pas des menaces pour l’équilibre.
Profitez de ce moment
Le temps des Fêtes est avant tout un moment pour se rassembler, savourer et partager. En évitant ces quelques pièges, il devient plus simple d’honorer ses traditions, d’écouter son corps et de profiter pleinement des repas, sans pression ni culpabilité. Un équilibre tout en douceur, qui laisse plus de place au plaisir… et aux beaux moments en famille.
Consultez en nutrition
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Jasmine Brousseau
Nutritionniste
