Encore aujourd’hui, plusieurs mythes circulent sur la chiropratique. Certaines viennent du grand public, d’anciens patients, ou même de professionnels de la santé. Malheureusement, ces idées reçues créent souvent des malentendus. Voici quatre mythes courants expliqués par Dr Simon Brabant, chiropraticien chez ABC Clinique Santé Valleyfield.
Mythe 1 : Le chiropraticien replace les os ou les vertèbres
C’est probablement l’un des mythes les plus répandus. La vérité ? Aucun chiropraticien ne « replace » une vertèbre ou un os. Lors d’un traitement, le but est plutôt de redonner du mouvement à une articulation restreinte. Cette approche vise à diminuer la douleur, améliorer la mobilité et détendre les muscles environnants.
Il est aussi utile de rappeler que la colonne vertébrale est extrêmement solide. Il faut un choc important, comme un accident, pour réellement provoquer un déplacement osseux. Dans ce cas, la bonne destination est l’hôpital, pas la clinique chiropratique.
Mythe 2 : Le chiropraticien fait craquer les os
Beaucoup croient que les manipulations font « craquer les os ». En réalité, le son entendu n’a rien d’osseux. Ce bruit vient de la cavitation articulaire. Lors d’un mouvement rapide et contrôlé, une bulle se forme dans le liquide synovial. Son éclatement produit ce fameux craquement.
Il existe d’autres types de craquements, comme ceux liés aux fractures ou aux tendons. Cependant, ceux-ci s’accompagnent souvent de douleur, rougeur ou enflure. Ce qu’il faut retenir, c’est que le craquement articulaire est un effet secondaire. Il n’est ni recherché, ni nécessaire pour que le traitement soit efficace. Une manipulation peut être bénéfique même sans bruit.
Mythe 3 : La chiropratique se résume aux manipulations
Voilà une autre idée fausse : les soins chiropratiques vont bien au-delà du simple « craquement ».
Un chiropraticien formé utilise une gamme variée d’approches selon les besoins du patient. Cela peut inclure des exercices personnalisés, des conseils posturaux, ou des traitements complémentaires. Parmi eux : taping, laser thérapeutique, ondes de choc, ou table de décompression.
L’objectif est toujours le même : restaurer la fonction, soulager la douleur et favoriser l’autonomie. Les soins sont adaptés selon l’âge, l’état de santé général, le niveau d’activité et les préférences. Chaque plan de traitement commence par une évaluation complète. Un diagnostic clair est posé, puis les outils sont choisis en conséquence. Il ne s’agit donc pas de soins standardisés, mais de solutions personnalisées et évolutives.
Mythe 4 : Le chiropraticien ne traite que les maux de dos
Il est vrai que les douleurs lombaires et cervicales sont fréquentes. Mais elles ne représentent qu’une partie des troubles pris en charge.
Le chiropraticien est un professionnel du système neuromusculosquelettique. Cela inclut les articulations, les muscles, les nerfs et leurs interactions. Par exemple, des douleurs à la mâchoire, aux épaules ou aux genoux peuvent aussi être évaluées et traitées. Tendinites, entorses, ou tensions musculaires font également partie du champ d’expertise.
Autre point important : les chiropraticiens sont autorisés à prescrire et interpréter certaines imageries. Cela comprend les radiographies, et depuis 2020, certaines imageries avancées (IRM, échographies, etc.). Cette capacité est encadrée et nécessite une formation supplémentaire. Elle ne s’applique qu’aux cas liés aux systèmes musculosquelettiques.
Conclusion
La chiropratique moderne est loin des clichés souvent véhiculés. Elle repose sur une approche globale, individualisée et centrée sur la santé fonctionnelle. Les chiropraticiens ne se contentent pas de « craquer des dos ». Ils évaluent, conseillent et traitent selon des protocoles sécuritaires et adaptés. Briser ces mythes permet de mieux comprendre les bienfaits réels de la chiropratique. Et surtout, de faire des choix éclairés pour sa santé musculosquelettique. Visionnez la vidéo Youtube sur le sujet :
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Dr Simon Brabant, chiropraticien
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