Vous allez prendre rendez-vous à la clinique de Vaudreuil-Dorion
Valleyfield: 450-371-0321
Vaudreuil-Dorion: 450-455-8500
Mirabel: 450-974-5928
Gatineau: 819-773-4230
Trois-Rivières: 819-201-0801
Boucherville: 450-356-1666
Québec 581-702-6588
Services virtuels : 1-866-222-6735
Troubles du comportement alimentaire chez l’adolescent
Anorexie, boulimie, hyperphagie : comprendre ce qui se passe et savoir comment aider
Vous vous inquiétez du comportement alimentaire de votre adolescent? Peut-être que les repas sont devenus plus tendus, que l’alimentation prend beaucoup de place dans le quotidien, ou que vous avez l’impression de ne plus savoir comment intervenir sans empirer les choses.
Parfois, les changements sont subtils au départ. D’autres fois, les comportements deviennent rapidement plus préoccupants. Peu importe la situation, plusieurs parents se sentent dépassés, inquiets ou hésitants à aborder le sujet, de peur de mal faire.
Les troubles alimentaires peuvent prendre différentes formes
Les troubles du comportement alimentaire ne ressemblent pas tous à la même chose, et ils ne sont pas toujours faciles à reconnaître au départ. Chez certains adolescents, on observe surtout une restriction alimentaire importante, une peur intense de prendre du poids, ou des règles très rigides autour des aliments et des repas. Ces comportements sont plus fréquemment associés à l’anorexie.
Dans d’autres situations, l’adolescent peut vivre des épisodes où il a l’impression de perdre le contrôle en mangeant, suivis de culpabilité ou de comportements pour compenser, ce qui s’apparente plus à la boulimie. Pour d’autres jeunes, les épisodes de perte de contrôle alimentaire sont présents sans comportements de compensation par la suite. On parle alors davantage d’hyperphagie boulimique.
Il existe aussi plusieurs situations où la relation avec la nourriture, le corps ou l’alimentation devient difficile sans qu’un diagnostic précis soit nécessairement présent. On peut alors parler d’alimentation désordonnée : règles alimentaires rigides, culpabilité après avoir mangé, anxiété autour des repas, difficulté à écouter les signes de faim ou de satiété, préoccupations importantes liées au poids ou au corps, etc.
Il est important de savoir que nous pouvons accompagner les jeunes à différents stades :
- préoccupations alimentaires et rigidités sans diagnostic formel
- alimentation désordonnée (faims émotionnelles, culpabilité liée à l’apport, cycles de restriction et compensation)
- troubles du comportement alimentaire diagnostiqués (anorexie, boulimie, hyperphagie, etc.)
Peu importe où votre enfant se situe, l’objectif reste le même : mieux comprendre ce qui se passe et soutenir la santé de votre adolescent de façon sécuritaire et adaptée.
Nous ne posons pas de diagnostic: Notre rôle est d’évaluer l’apport et le comportement alimentaire, de mettre au point un plan d’action et de vous orienter au besoin vers les bons professionnels si une investigation plus poussée est indiquée.
Quand l’alimentation devient difficile à comprendre
Dans les troubles du comportement alimentaire, la nourriture ne sert plus seulement à se nourrir. Elle devient parfois une façon de gérer des émotions difficiles ou même reprendre du contrôle. Pour certains adolescents, les comportements alimentaires sont aussi liés à l’image du corps, à l’estime de soi et à la façon dont ils se perçoivent.
Dans le quotidien, cela peut se traduire par des comportements qui semblent changer d’un moment à l’autre : restriction, perte de contrôle, puis tentatives de “rattrapage”. Pour les parents, cette alternance peut être difficile à comprendre et donner l’impression de ne plus savoir comment réagir.
Une situation influencée par plusieurs facteurs
Les troubles du comportement alimentaire ne s’expliquent pas par une seule cause. Ils sont généralement influencés par plusieurs éléments qui interagissent parfois entre eux : pression sociale, influence des médias et des pairs, stress, anxiété, neurodivergence (TDAH, TSA), perfectionnisme, faible estime de soi, génétique, antécédents familiaux et bien d’autres.
Ce n’est ni un choix, ni un manque de volonté, ni quelque chose que les parents ont causé. Et surtout, ce type de situation ne se règle généralement pas uniquement en “mangeant mieux” ou en changeant quelques habitudes alimentaires.
Ce que nous cherchons à faire
Dans une situation de trouble du comportement alimentaire (TCA), l’objectif n’est pas de corriger immédiatement l’ensemble des comportements alimentaires malsains. On commence plutôt par stabiliser la situation et réduire ce qui entretient les difficultés.
Concrètement, cela peut vouloir dire :
- ramener une structure alimentaire plus stable
- diminuer les périodes de restriction
- réduire les comportements de compensation
- apaiser les tensions autour des repas
- soutenir une alimentation plus stable et sécurisante
L’idée n’est pas de suivre un plan rigide et “parfait”, mais de partir du quotidien de votre adolescent et de progresser à son rythme, vers une alimentation et des comportements plus sains.
Votre rôle de parent
Vous avez un rôle important dans le quotidien de votre adolescent, mais vous n’avez pas à tout porter seuls.
Souvent, les parents veulent bien faire, mais ils ne savent plus quoi dire ni comment réagir. Ils veulent aider sans faire de tort, soutenir sans surveiller, intervenir sans alimenter le conflit. C’est souvent là que le soutien d’un professionnel devient utile ..
Nous pouvons vous aider à :
- comprendre ce qui se passe, toujours sans jugement
- savoir comment réagir dans les situations difficiles
- réduire les conflits autour des repas
- soutenir votre adolescent, sans augmenter la pression
- identifier des changements claires et simples à mettre en place selon votre rythme
Par où commencer?
La nutrition comme point d’entrée
L’évaluation initiale se fait en nutrition. Une première rencontre avec Jasmine Brousseau, nutritionniste, permet de :
- clarifier vos observations et vos inquiétudes
- comprendre les habitudes alimentaires et identifier les comportements à travailler
- repérer les impacts possibles sur le statut nutritionnel
- évaluer comment le TCA affecte la santé physique de votre enfant
- déterminer si l’implication d’autres professionnels serait bénéfique au rétablissement
- identifier les priorités d’intervention
Tout au long du suivi, le rôle de la nutritionniste-diététiste est de proposer des changements concrets et réalistes permettant :
- une alimentation correspondant aux besoins nutritionnels individuels de votre enfant
- de prévenir ou de corriger des carences alimentaires
- de réduire certains symptômes digestifs occasionnés par les TCA
- de limiter les impacts que les TCA pourraient avoir sur la santé physique (croissance et troubles métaboliques)
- mieux détecter et écouter la faim et la satiété
- de développer une relation plus saine avec l’alimentation
Elle ne pose pas de diagnostic de TCA, mais peut reconnaître des signes préoccupants et vous orienter vers les bons professionnels au besoin.
Quand le soutien en santé mentale est pertinent
Dans les TCA, la dimension émotionnelle est souvent importante. C’est pourquoi un accompagnement en santé mentale peut être utile, non seulement pour votre enfant, mais également pour vous en tant que parent.
Cela peut être particulièrement pertinent lorsque :
- l’anxiété autour de la nourriture ou du corps est forte
- les repas deviennent un moment de tension ou de crise
- il y a beaucoup de honte, de culpabilité ou de détresse
- l’estime de soi est fortement liée à l’apparence ou au contrôle alimentaire
Une travailleuse sociale ou un autre professionnel en santé mentale peut aider à :
- mieux comprendre le rôle des émotions dans les comportements alimentaires
- mettre au point des stratégies de gestion de l’anxiété autour des repas, un moment souvent difficile pour les adolescents vivant avec un TCA
- améliorer la communication familiale
- accompagner l’adolescent dans son rapport à lui-même
Les nutritionnistes et les thérapeutes en santé mentale travaillent souvent en complémentarité.
Quand la kinésiologie peut être utile
La kinésiologie peut aussi faire partie de l’accompagnement.
Elle peut aider votre adolescent à :
- retrouver une relation plus stable avec le mouvement
- bouger sans but de compensation ou de contrôle
- reprendre confiance dans ses capacités physiques
- développer une motivation plus réaliste et durable liée au mouvement
- avancer progressivement, sans pression de performance
L’objectif est de reconstruire une relation plus sereine et durable avec l’activité physique.
Ce que cette démarche n’est pas
- Ce n’est pas une diète.
- Ce n’est pas un plan alimentaire rigide.
- Ce n’est pas une approche centrée uniquement sur le poids.
- Ce n’est pas une solution rapide.
C’est un accompagnement progressif, adapté à la réalité de votre adolescent et de votre famille.
Vous n’avez pas à attendre que la situation soit “assez grave” pour demander de l’aide. La nutrition est souvent le point de départ pour comprendre ce qui se passe, stabiliser la situation et clarifier les prochaines étapes.
Ensuite, l’accompagnement est ajusté selon les besoins de votre adolescent et de votre famille, avec les bons professionnels, au bon moment.
